Remettre de l'ordre dans les institutions?
Par fedlablout, mercredi 18 mai 2005 à 20:18 :: Dans le journal aujourd'hui :: #1901 :: rss
Ah voila un article qui en vaut la peine !!
On y avoue enfin officiellement la guéguerre entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne!! Mais le comble reste tout de même cette jolie phrase de Jucker "plus personne ne sait qui s'occupe de quoi". Et dire qu'on devrait dire oui aveuglement en toute confiance à des dirigeants qui ne savent même pas ce qu'ils font !!!!!
############################
SOMMET DU CONSEIL DE L'EUROPE Remettre de l'ordre dans les institutions Le IIIe sommet des chefs d'état et de gouvernement du Conseil de l'Europe, qui s'est achevé hier à Varsovie, a ouvert le chantier de la réorganisation des différentes organisations européennes, Conseil de l'Europe à Strasbourg, Union européenne à Bruxelles et OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) à Vienne, qui cohabitent le plus souvent en s'ignorant, quand elles ne se marchent pas sur les pieds. « Il faut mettre fin à la stupide rivalité entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne » a estimé le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, chargé de redéfinir le rôle de chacun. Ainsi, pour la première fois de leur histoire, le Conseil de l'Europe et l'OSCE ont conclu hier un accord de coopération en vue « de créer des synergies et d'éviter les doubles emplois inutiles. » Concernant les rapports entre le Conseil et l'UE, le sommet a chargé M. Juncker, qui exerce actuellement la présidence tournante de l'Union des 25, « d'élaborer à titre personnel un rapport sur les relations entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne, sur la base des décisions prises lors du Sommet et compte tenu de l'importance de la dimension humaine de la construction européenne ». Jean-Claude Juncker a accepté cette mission, née en dernière minute à l'initiative de la Pologne, en reconnaissant qu'il « faut mettre de l'ordre pour rendre plus visibles les spécificités des uns et des autres c…s. J'accepte avec d'autant plus de plaisir cette mission que j'entretiens avec le Conseil de l'Europe une relation que je ne qualifierai pas d'érotique mais de spéciale, » a-t-il déclaré en rappelant qu'il suivait le travail du Conseil depuis sa jeunesse, quand il était étudiant à Strasbourg, et que cette action restait pour lui « une source d'inspiration. » M. Juncker a un an pour rendre ses conclusions aussi bien à Strasbourg qu'à Bruxelles. Sa connaissance intime des deux organisations ainsi que son important réseau de relations à travers toute l'Europe ont permis un consensus immédiat des 46 États membres, et en particulier celui de Moscou. Son travail consistera en premier lieu à identifier les doubles emplois, les chevauchements et les rivalités de compétences qui aboutissent aujourd'hui à ce que « plus personne ne sait qui s'occupe de quoi. » Il est d'ores et déjà acquis que le Conseil de l'Europe se verra réaffirmé comme l'institution de référence en matière de droits de l'homme, de démocratie et d'état de droit et, de façon plus générale, comme la source d'inspiration majeure pour une conception humaniste de l'Europe. La mention de « l'importance de la dimension humaine » est une reconnaissance implicite du fonctionnement trop exclusivement économique ou technocratique de l'Union européenne qui tend à oublier les raisons premières de la construction européenne démarrée au lendemain de la seconde guerre mondiale pour garantir la paix, la liberté et empêcher le retour des dictatures et de la barbarie. De notre envoyé spécial à Varsovie, Michel Arnould
Commentaires
1. Le jeudi 19 mai 2005 à 00:20, par dew :: site
2. Le jeudi 19 mai 2005 à 16:05, par fedlablout
3. Le jeudi 19 mai 2005 à 16:21, par julie :: site
4. Le vendredi 20 mai 2005 à 08:36, par Le Mammouth :: site
5. Le samedi 21 mai 2005 à 17:06, par fedlablout
Ajouter un commentaire