Ce n'est pas nouveau !! Les gens du voyage qui s'installent depuis des années sur le pos d'Ensisheim est un sujet qui déchaine les passions ! Le maire excedé se lache .....Une réaction qui donne froid dans le dos ! Ne devrait-elle pas impliquer la démission de cet élu? Ou le fait d'être vice-président (UMP) du conseil général du Haut-Rhin devrait suffir à éxcuser ce geste sous le regard bienveillant de Nicolas Sarkozy?

JE SUIS CHOQUEE!!!

Article parrut dans libé ce matin

Un maire met le feu à un camp de Roumains L'édile (UMP) d'Ensisheim se justifie en évoquant la saleté du lieu déserté par ses habitants.

par Thomas CALINON QUOTIDIEN : lundi 16 janvier 2006

Strasbourg de notre correspondant



Ensisheim, «ville d'accueil, de rencontres et d'échanges», aguiche le site Internet de ce chef-lieu de canton de 6700 habitants, entre Mulhouse et Colmar. Voire. Le maire Michel Habig, par ailleurs vice-président (UMP) du conseil général du Haut-Rhin, semble en tout cas avoir peu goûté l'installation, début octobre 2005, d'un «groupe d'une douzaine de Roumains» qui «squatte sans autorisation un terrain municipal». «Des étrangers, pour certains en situation irrégulière» et «pas des gens du voyage», selon lui. L'édile s'en alarme auprès du préfet et, à la première heure, mercredi 11 janvier, la gendarmerie investit le campement pour des contrôles d'identité. Trouvant les lieux désertés, le maire décide de faire place nette : il ordonne, ni une ni deux, de «détruire ce bidonville par le feu».

Une douzaine de caravanes auraient été ainsi brûlées. Michel Habig évoque des «carcasses et autres épaves», décrit un «dépotoir», une «saleté repoussante». C'est par mesure de salubrité et souci d'économie qu'il aurait joué avec les allumettes : «Tout transporter en décharge aurait nécessité des moyens techniques importants et non disponibles immédiatement. Cela aurait aussi représenté un coût important pour la collectivité.» Mais en agissant avec une telle brutalité, le maire n'a-t-il pas outrepassé ses pouvoirs de police ? Le parquet de Colmar, qui a ouvert une enquête et fait entendre les employés municipaux, devrait apporter une réponse à la question ce lundi.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=351575

Edition du samedi 4 août 2001... alors pourquoi rien n'a été fait? Faut-il vraiment en arriver là? http://www.alsapresse.com/jdj/01/08/04/PO/1/article_1.html

ENSISHEIM La caravane ne passe pas

Mise devant le fait accompli, la municipalité d'Ensisheim se trouve désemparée face aux nomades qui refusent de s'installer sur le terrain qui leur est réservé. Il ne reste plus maintenant qu'à attendre la décision de justice autorisant l'intervention des forces de l'ordre. TOUT DIALOGUE est impossible avec eux ». Amer, désemparé, exaspéré, Michel Habig ne sait plus quoi faire. En seulement un quart d'heure vendredi 27 juillet au soir, plus d'une trentaine de caravanes, ce qui représente près de 150 nomades, se sont installées dans un champ jouxtant la piscine, le terrain de tennis et l'aire de loisirs de l'Eiblen. Une situation inédite qui gène considérablement la commune, selon Michel Habig. « On a souvent des gens du voyage qui viennent à Ensisheim et ça se passe en général bien. Ils viennent en mairie, ils nous disent combien de temps ils vont s'installer dans la commune et on met à leur disposition le terrain qui leur est réservé. On leur fournit des poubelles, l'eau, l'électricité et les sanitaires. » Une mesure rendue obligatoire par une loi de juillet 2000 qui décrète que toute commune de plus de 5 000 habitants doit disposer d'un terrain pour les gens du voyage.

De nombreuses accusations Mais cette fois-ci, les nomades se sont installés sans demander d'autorisation et sur un terrain inadapté. Conséquences : des dégradations que le maire a du mal à admettre. « Il y a eu l'ouverture de coffrets électriques, ce qui a d'ailleurs entraîné une coupure de courant sur le domaine public du secteur. Il y a les branchements de tuyaux aux bornes d'incendie, la dégradation d'un terrain couvert de pelouse par lequel ils passent pour accéder au pré, ils taillent les arbres qui les gênent… Sans parler de l'hygiène, des « torches aux marrons » si vous voyez ce que je veux dire ». La nuit où les nomades sont arrivés, le club-house a été fracturé et les boissons volées. Michel Habig demande encore si c'est le fruit du hasard. Sans oublier la récolte du fourrage qui n'a pas pu se faire, soit deux remorques de foin perdues pour l'agriculteur propriétaire du pré. Mais ce qui dérange le plus Philippe Krembel, premier adjoint, c'est la promiscuité avec la zone de loisirs de l'Eiblen. « C'est une zone sensible. Et depuis l'arrivée des gens du voyage, plus personne ne s'y promène. Il y a même des rodéos en moto ou en mobylette la nuit. Les enfants ne peuvent plus y être en sécurité ».

Pas de dialogue possible L'arrivée des nomades crée également des tensions dans le voisinage. La plupart se plaint à la mairie, on dit que les gens du voyage utilisent les robinets des habitants partis en vacances, les rumeurs les plus farfelues commencent à courir entre riverains eux-mêmes (untel aurait vendu l'autorisation aux nomades de s'installer alors qu'il n'a absolument aucun moyen de le faire, etc.). Un employé municipal a même été menacé par les gens du voyage parce qu'il avait sectionné un câble illégal en passant la tondeuse. La municipalité a tenté plusieurs fois d'ouvrir le dialogue mais contrairement à d'habitude, ils ne trouvent pas d'interlocuteur. « Ils nous disent n'importe quoi », s'insurge Michel Habig. « Ils nous disent qu'ils restent jusqu'au 10 août, aux gendarmes ils disent jusqu'au 16. Ils ne veulent pas de notre terrain d'accueil parce qu'il n'y a pas d'ombre mais ils n'en ont pas beaucoup plus où ils sont. On ne peut pas avoir confiance en leur parole ». Ce manque de communication a amené la mairie à porter plainte pour pouvoir déloger les nomades avec les forces de l'ordre. Un référé a donc été déposé au Tribunal de grande instance de Colmar et le résultat devrait être connu lundi. Une procédure qui coûte tout de même 10 000 francs aux contribuables d'Ensisheim. En mai dernier déjà, des nomades s'étaient installés sur le parking et avaient dû être délogés. Les élus en appellent maintenant à une réflexion départementale.

Michel Habig et Lucien Schultz, adjoint à l'environ- nement, ont l'impression que « tout est permis pour les gens du voyage ».

N. Morvan

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http://www.humanite.presse.fr/popup_print.php3?id_article=821985 http://www.maire-info.com/article_rubriques.asp?ref_arbo=8&refer=listerubriques