Douces pensées voltigeant dans mon esprit, je vous confie mes tendres secrets
les plus enchanteurs et mon âme jubile de cet irrésistible envoûtement.
En écoutant battre mon cœur au gré de votre tourmente,
J’imagine l’amour endormi au fond de mes abîmes.
Il se libère aux désirs voluptueux de mes espoirs généreux.
Pour un tendre et léger sourire, il s’enflamme de toutes les grandeurs, de toutes les folies présumées.
Et demain il reprendra le plaisir d’un long chemin que je ne saurais vous ravir.
Et il n’en saura jamais rien !
Même s’il n’ignore pas mes sentiments, frivole tourbillon de charmeur, il a subjugué ma candeur.
Jamais il ne connaîtra le lys d’adoration qui vous tourmente, il n’aura point droit à ma déclaration.
Mes mots resteront muets. Son absence ne pourra point me voler mon paradis imaginaire.
La nuit tombée, il me manque la douceur de ses caresses qui parlerait de cette imprenable forteresse.
Je n’ose à peine murmurer, le destin de mes chimères.
A l’aube, dans le silence je me rêve des lettres insensées
d’où la mort lente me sauverait et je m’adonne à tous les plaisirs sur une toile de souvenirs.
Et il n’en saura jamais rien !
Je ne sais plus pourquoi, je ne sais plus depuis quand je suis enfermée
Dans cette tour dont je ne désire plus me libérer.
J’y suis née sans doute, là où il n’y a pas de début, ni de fin, je me suis égarée.
C’est ainsi que je donne tout de moi-même. Eprise sans rien attendre sans rien perdre,
quand mes sentiments excellent et demain se magnifieront d’une étincelle de moisson.
Et je jouie de ce silence, qu’il est bon de vivre dans l’excellence. Pas de jalousies,
pas d’explications, pas d’erreurs, un amour parfait m’emporte dans un étrange tourbillon de dévotion .
Et il n’en saura jamais rien !
J’ai essayé de lui dire les jardins d’Eden, de le conduire à travers les méandres de ma raison,
mais nus, nous nous sommes perdus. Et Loin de mes passions s’éloignent les desseins.
La porte ne se referme pas à tout jamais. Je vous conjure, vous mes pensées,
Dites moi ce que je ne sais pas, dites moi ce qu’il ignore, que je puisse brûler de munificence.
Je vous promets de me taire si doucement s’éveille un éphémère miracle de splendeur
où je m’enchanterai à inviter un éternel bonheur.
Et il n’en saura jamais rien !
