Blog de fedlablout

vendredi 14 avril 2006

Emprunt

Perdue dans les rouages de ton espace masculin

D'où il n'y a plus qu'un langage, dégageant le mot fin

Tu laisses dans ton sciage, j'en perds mon latin

Une impression de pillage, de mon secret jardin.

Sans plus de courage, je rends mon bel emprunt ;

Ce livre d'images où tu as écrit les recettes de mon destin

Avant que ne s'endommagent les restes du festin.

Je garde le mot partage pour le reste du chemin

Et dans mon lourd paquetage, j'emporte un peu de toi dans un calepin

Se sont des mots de sevrages où s'épanouit un amour certain.

lundi 29 août 2005

~~~~Vagues à l'âme~~~~

Il surf sur les plus hautes lames

Et moi je flotte, le vague à l’âme

Il me parle de sa Bretagne

Et je reste cachée dans ma montagne

Il avance toutes voiles dehors

Je reste à ramer au bord

Il respire l’air de la liberté

J’expire les bouffées de fumée

Il me partage les rêves d’aventures

Je m’évade dans des fonds obscurs

Il chante les amours heureux

Je conte les regrets glorieux

Il flirt avec les couleurs de l’automne

Le printemps m’a peinte en somme

Il me demande de vivre

Je ferme le livre




Oh que non !

C’est trop con !

Réveillez-moi !

Par ce que j’ y crois !




Retenez-le !

Par ce que je veux !

jeudi 18 août 2005

photo

Je suis une image en dedé

Brave et sage sans pensée

Aucune matière à reflexion

Icône en suspension

Sur un mur d'imagination

Encadrée dans le passé

Créée pour être oubliée

mercredi 17 août 2005

Mélancolie

Doucement tu te penches par-dessus mon épaule

Je sens ton souffle dans mon cou

Péniblement j'ouvre les yeux

Ce n'était qu'un rêve

Mes pensées s'envolent et rencontrent les tiennes

Comme elles se ressemblaient!

Tout a changé...

Si loin de moi, si loin de mes chimères

Il ne reste que désillusion

Des illusions qui font tressaillir mon cœur lorsque

Ton regard croise le mien

Et qu'un instant je sens

Cette force, cette complicité de tous les temps

Infiniment présente, agaçante, terrifiante

Je glisse ma main dans la tienne...

Je referme les yeux...juste pour oublier

Que le bonheur ne tient qu'à cet instant.

mercredi 22 juin 2005

Et il n’en saura jamais rien !

Douces pensées voltigeant dans mon esprit, je vous confie mes tendres secrets

les plus enchanteurs et mon âme jubile de cet irrésistible envoûtement.

En écoutant battre mon cœur au gré de votre tourmente,

J’imagine l’amour endormi au fond de mes abîmes.

Il se libère aux désirs voluptueux de mes espoirs généreux.

Pour un tendre et léger sourire, il s’enflamme de toutes les grandeurs, de toutes les folies présumées.

Et demain il reprendra le plaisir d’un long chemin que je ne saurais vous ravir.




Et il n’en saura jamais rien !




Même s’il n’ignore pas mes sentiments, frivole tourbillon de charmeur, il a subjugué ma candeur.

Jamais il ne connaîtra le lys d’adoration qui vous tourmente, il n’aura point droit à ma déclaration.

Mes mots resteront muets. Son absence ne pourra point me voler mon paradis imaginaire.

La nuit tombée, il me manque la douceur de ses caresses qui parlerait de cette imprenable forteresse.

Je n’ose à peine murmurer, le destin de mes chimères.

A l’aube, dans le silence je me rêve des lettres insensées

d’où la mort lente me sauverait et je m’adonne à tous les plaisirs sur une toile de souvenirs.




Et il n’en saura jamais rien !




Je ne sais plus pourquoi, je ne sais plus depuis quand je suis enfermée

Dans cette tour dont je ne désire plus me libérer.

J’y suis née sans doute, là où il n’y a pas de début, ni de fin, je me suis égarée.

C’est ainsi que je donne tout de moi-même. Eprise sans rien attendre sans rien perdre,

quand mes sentiments excellent et demain se magnifieront d’une étincelle de moisson.

Et je jouie de ce silence, qu’il est bon de vivre dans l’excellence. Pas de jalousies,

pas d’explications, pas d’erreurs, un amour parfait m’emporte dans un étrange tourbillon de dévotion .




Et il n’en saura jamais rien !




J’ai essayé de lui dire les jardins d’Eden, de le conduire à travers les méandres de ma raison,

mais nus, nous nous sommes perdus. Et Loin de mes passions s’éloignent les desseins.

La porte ne se referme pas à tout jamais. Je vous conjure, vous mes pensées,

Dites moi ce que je ne sais pas, dites moi ce qu’il ignore, que je puisse brûler de munificence.

Je vous promets de me taire si doucement s’éveille un éphémère miracle de splendeur

où je m’enchanterai à inviter un éternel bonheur.




Et il n’en saura jamais rien !




lundi 13 juin 2005

Nuage




Plus éphémère qu’un madrigal

Plus poignant qu’un chant de cigale

Défilant dans mon univers ; un vrai dédale

Mes yeux se félicitent d’un tel régal

Enflammant mes sens que rien n’égale

De ce vertigineux voyage , c’est magistral

Poussé par des vents comme le mistral

Farouche et fuyant dans un ciel Stendhal

Rêverie de fortune et pourtant colossale

Douce couardise finale

Qu’en d’autre te trouve si banal

Nuage, tu es simplement génial

		

samedi 4 juin 2005

pensées de cuisinière

Poulet

Comme je te prépare dans ma cuisine

En silence tu te fais badigeonner

Entre tes jambes , je te devine

Tu te laisses faire sans bouger

Enduire d'huile doucement

Sensuel envoûtement de la chaire

Seule la musique nous comprend

Nous ne faisons plus qu'une paire

Quand je te glisse dans le four

Tu gemis de plaisir à ton tour

Attaché aux pattes par des ficelles

Tu devines mon appetit qui s'amoncelle

Quand tu dors dans la rotissoir

Je te surveille d'un oeil noir

Peur que tu ne sois pas assez cuit

Et de trop et c'est moi qui fuit

Ta peau craque sous mon regard

Et si tu n'etais pas là par hazard?

Enfin je te sors de ton enfournoir

Les parfums se propagent dans le couloir

Appelant ma tribu à la tablée

Quand dévoré en une seule bouchée

Je regrette cette douce complicité

Qu'en te préparant j'ai tremblé



Sans me venter

ceux qui ont essayé

reviendrons gouter

mercredi 1 juin 2005

Triste anniversaire

Il y a des anniversaires que l'on ne fête pas, des anniversaires auxquels on aimerait échapper. Celui-ci , j'y pense depuis plusieurs jours.... Tristes pensées .

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Tu me manques ....




Immobile devant toi, les mains jointes je suis là sans savoir pourquoi.

Tu me manques, et je suis lasse de ces pensées qui me hantent.

Je cherche ton visage dans ma mémoire et cette nuit j'ai rêvé de toi.

Des souvenirs me traversent l’esprit, ils défilent en processions lentes.





Depuis que tu es parti, je n’arrive plus à pleurer, je refoule mes émois.

Poser ces roses couleur sang, me rappellent tes peurs éreintantes

Quand te sentant partir, tu nous as tenu la main jusqu’à la fin

Déchirant tous les espoirs, ébranlant notre foi aveuglante.




Je ferme les yeux et me reviennent nos soirées au fond du jardin

Prédisant à chaque arbre, chaque branche une récolte gourmande

Ou nous passions d’un fruit à l’autre goûtant et riant à la fois

De nos bêtises de jeunesses et de nos expériences enivrantes .





Il nous arrivait de nous disputer à force de discuter, des fois.

Petite fille je ne te quittais pas d’une semelle, tu me trouvais marrante.

Il me suffisait de l’évoquer pour que reviennent ton sourire et ta joie

Et les plus tendres embrassades se faisaient exubérantes.





Vie insolente et pleine de rires où j’entends encore ta voix,

Bonheur accroché à mon cœur, je couve ces images plaisantes.

Je reste terrassée devant cela, je reste muette de désarroi

Papa, tu me manques à chaque jour, comme une larme en attente

samedi 28 mai 2005

Bonne fête

Ma Terre, Ma Mère




Murmure jaillissant sous mes pieds, terre natale, terre rude et austère

Quand mes mains te caressent, en cherchant au fond de toi le reste de mon enfance

Je te retourne, te parcoure, te cherche, t’ausculte sans y voir clair

Sensuelle et maternelle, en prenant soin de ne pas te gâcher par mon ignorance

Le trésor que tu m’offres chaque printemps, c’est mille couleurs et senteurs

Il me faut me baisser pour te voir travailler, fabriquer, créer

Il me faut toute l’humilité pour accueillir toute cette moisson du bonheur

Accroupie près de toi, je me permets à ce tableau d’ajouter

Délicatement, en penseur quelques touches de labeurs

Espérant que par gratitude, tu me consentes une récolte cet été

Complice à chaque goutte d’eau, à chaque goutte de sueur

J’écoute les conseils des avisés, me promettant d’être comme une mère

Pour te donner toute l’attention que tu aurais pour cette semence

Les fruits de notre échange, toi le plus précieux de nos repaires

Me redonne la sérénité des retours après l’errance

jeudi 26 mai 2005

Le cornichon

Pour ou contre le cornichon

Telle est la question que je me pose,

En enlevant délicatement le bouchon

Question essentielle, ceci vaut bien un débat

Et vite je plonge mes doigts

Au fond du verre coinçant mon appât

Je casse le bol avec fracas

Zut, Il en reste juste un dans sa sauce

Mangera, mangera pas, je fais une pose

Salé, saure attendant son triste sort

Je le dévore sans remords

Laissant l’envie de recommencement

Pour le cornichon, définitivement !!

dimanche 22 mai 2005

Lune Pleine

Par-dessus ma demi-lune, je t’observe dans ce que tu nuis

Tu as le sourire de mes insomnies

Sans détour, chaque mois tu m’attends en amante fidèle

Lune pleine, au cœur dessiné d ‘un paysage aquarelle

Par notre patience depuis des années

Nous avons su nous accommoder

De nos rendez-vous mensuels

Façonner nos rêves à la truelle

Que chaque nuit passée blanche à ton puit

Au profond de moi-même j’exalte cette nuit

mardi 17 mai 2005

L'ami

Reconnaitre son sourire

Et s'en étourdir

Se jouer de la complicité

Comme de la promiscuité

Asouvir les éclats de rire

Jusqu'aux larmes chavirent

Se facher en gaité

Pour asseoir l'identité

Se parler en silence

Pour parer à l'influence

Se tendre la main

Et attendre demain

Manger de la même assiette

Même s'il ne restent que des miettes

Boire le même mauvais vin

C'est mieux qu'un médecin

Ouvrir sa porte après minuit

Déjà coincé au fond du lit

Se promener en forêt

Et guetter le furet

Compter les nuages

Y voir des visages

Manquer un rendez-vous

Pas envie, je l'avoue

Toi mon vieil ami

Mon meilleur ennemi

Tu pars maintenant

Je te suis lentement

samedi 14 mai 2005

Entre Prit

Quand ce voyage j’ai entrepris

Aucun sentiment n’avait été investit

Je l’ai trouvé entre mes bras blottis

Un mirage de douceur m’a sourit.

Qu’elle avait ouvert mon appétit

Se voulait de son regard abasourdi

Elle glissa sa petite main hardie

Que la mienne, empressé a saisi

A travers la ville d’un pas alangui

Elle a promené nos péripéties

Bien qu’étant un homme averti

Jamais je n’avais été si étourdi

D’en oublier un baiser qui fait parti

De tout élan pourtant interdit,

J’étais simplement séduit

Si encore elle avait dit oui !!

Si insistante que j’en avais le tournis

Ainsi me suis-je laissé à sa chimie

Emporté dans un tourbillon de paradis

Quand enfin je me suis adouci

Seul entre ses lèvres arrondies

Elle n’avait plus qu’une seule envie

Quand elle s’est glissée dans mon lit

Et je l’oublie

dimanche 8 mai 2005

Le compliment

Flatterie des nouveaux temps

Objet de séduction d’antan

Jeté au quatre vent

Tu déferles sur ta proie, enveloppant

D’un tourbillon ses succincts penchants

De fierté, dans un écrin pédant

Qu’à chaque cheville elle sente le gonflant

Fascinée du bien qu’elle ressent

A donner et recevoir un compliment

En vers et contre tout semblant

Petit cadeau des bien pensants

Tu me rappelles qu’il n’y a pas d’enfants

Qui ne t’attendent de ses parents

Qu’au plus proche de nos amours présents

Nous omettons de donner tout argument

Qui pourrait faire penser que nous soyons aimants

Faut il attendre pour que compromettant

Tu obliges nos cœurs à un total revirement ?

Au plaisir de t’avoir pour mettre l’accent

Douce objectivité et sans manquant

Je te retourne le compliment

lundi 25 avril 2005

La paresse

Point du nom qu’elle paraisse, la mienne est toute délicatesse

De la langueur dont seule une maîtresse, connaît toute l’ivresse

Certaine qu’il ne s’agit pas d’une faiblesse , j’en fais ma noblesse

Je le dis avec sagesse , j’assume ma paresse.

Fondée sur une légitime justesse de la sincère promesse

Qu’au moment où je me désintéresse , c’est là que je progresse .

Que l’on me dise de bouger mes fesses , rien n’y fera sans politesse

Si ce n’est que l’on me méconnaisse , je suis le contraire de stress

Me faut il tant de détresse pour vous dire que je laisse

Ma santé sur l’emporte-pièce à bosser comme une ânesse ?

Vous n’en croiriez rien je suis une drôlesse J’en conviens, et ça me blesse

Qu’à chaque effort je laisse un peu de ma jeunesse.

Au flegme que je confesse s’ajoute un long palmarès

De toutes petites gentillesses dont je me fais pécheresse

Telle une ogresse, il n’y a que le plaisir qui me donne l’allégresse

Pour une seule et unique caresse , je trouverai la hardiesse

Festin de diablesse et qu’en enfer je comparaisse !